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Ce 20 mai 2005, en réunion extraordinaire du Conseil des Jeunes, nous, délégués des élèves des 3 degrés, réagissons à l’article de P. De Vuyst, paru dans le Soir Magazine numéro 3804 (semaine du 21 au 27 mai)

Le titre de l’article (“Tension extrême ...”), le commentaire de la photo (“une école tranquille en apparence...”) tend à faire croire que notre école vend de la peur.

C’est faux!

Nous voulons réagir car nous nous sentons visés et victimes d’un règlement de compte entre certains profs mécontents et la direction. Dans l’article, un prof s’exprime en se nommant, les autres se réfugient dans un anonymat hypocrite.

Pourquoi l’un et les autres, insatisfaits, ne quittent-ils pas l’école?

Nous n’acceptons pas la comparaison avec d’autres écoles, l’ INDL n’étant pas un ramasse-tout.

Nous sommes choqués par le vocabulaire utilisé: insécurité, défavorisés, école poubelle ...

Pour nous:

- l’insécurité n’est pas créée par l’école mais provient de l’extérieur de celle-ci. Nous n’avons pas peur de venir à l’école. Au contraire, nous y ressentons du bien-être, l’école veillant d’ailleurs à celui-ci. A l’ INDL , nous sentons que nous existons !

Nous savons aussi qu’une école sans problèmes, ça n’existe pas.

 - nous refusons que ces enseignants interrogés nous comparent aux déchets d’une poubelle !

 - l’acte isolé posé par un élève, il y a un mois, n’a rien à voir avec la gestion de notre école. Il ne faut pas tout mélanger et se souvenir que la direction a beaucoup de responsabilités.

- à propos des prétendues non-sanctions: nous estimons que les profs et la direction prennent le temps d’écouter les élèves et leur donnent la chance de changer. Il est faux de dire que les élèves ne sont pas sanctionnés. Les retenues, les renvois accompagnés d’un travail ainsi que les renvois définitifs sont d’application à l’ INDL .

Ces sanctions ne sont pas prises à la légère puisque décidées en conseils de discipline, présidés par la direction.

Nous insistons: nous n’acceptons pas de lire ou d’entendre dire que la direction ne réagit pas à la violence.

- à propos de l’accompagnement, par la direction, des élèves à la sortie de l’école, il est d’ordinaire inutile. Les éducateurs le font.

- nous, délégués des élèves au Conseil des Jeunes, témoignons que la réflexion avec la direction est en cours et que celle-ci s’engage concrètement à poursuivre l’amélioration des conditions de vie dans notre école (W.C., propreté en général ...)

Mais, problème: le manque de temps et surtout de moyens financiers et cela, c’est de la responsabilité du politique.

- nous constatons que l’information contenue dans l’article est incomplète, exagérée, amplifiée et fausse en grande partie. Pour approcher la vérité, nous aurions dû être consultés. Aucun élève n’a été questionné ...

 

 En conclusion, deux choses:

- d’abord une question importante: l’auteur de l’article et ses sources se rendent-ils compte de l’effet négatif de leurs propos sur notre réputation d’élèves et particulièrement sur celle des élèves qui sont actuellement en stage ?

- enfin une note positive: nos professeurs continuent à organiser des activités culturelles et/ou récréatives, preuve qu’ils ne sont pas atteints du prétendu ras-le-bol auquel l’article fait allusion.

Et ceci démontre parfaitement que

l’Institut Notre Dame de Lourdes vit!

24.05.2005

LES DELEGUES AUX CONSEILS DES JEUNES

 

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